Face à l’aphasie, on n’est pas démuni. Un accompagnement existe, structuré autour de l’orthophonie. Il vise à retravailler le langage et à retrouver, autant que possible, une communication au quotidien.
L’orthophonie, le socle
L’accompagnement de l’aphasie repose avant tout sur l’orthophonie. L’orthophoniste évalue les difficultés, fixe des objectifs et propose un travail adapté à chaque personne. C’est le professionnel de référence pour le langage.
Comment l’accompagnement commence-t-il ?
Tout part d’un avis médical. Le médecin prescrit un bilan orthophonique. À partir de ce bilan, l’orthophoniste établit un diagnostic, des objectifs et un plan de soins, et engage la prise en charge. Le compte rendu est transmis au médecin.
Commencer tôt, tenir dans la durée
Après un AVC, la Haute Autorité de santé (HAS) recommande que l’orthophoniste fasse le bilan de la communication le plus tôt possible. Ensuite, la rééducation de l’aphasie repose notamment sur un travail soutenu, fréquent et sur une longue durée.
Pourquoi la régularité aide
Le cerveau peut se réorganiser : c’est la plasticité cérébrale. C’est elle qui rend la progression possible. Un travail régulier entretient et renforce les réseaux du langage — d’où l’intérêt de ne pas laisser de longues coupures.
S’entraîner entre les séances
Les séances d’orthophonie sont espacées. Entre elles, un entraînement régulier aide à entretenir les acquis et à garder le langage actif. C’est là qu’Aphasix s’inscrit : un outil d’entraînement au langage, à utiliser chez soi, qui prolonge le travail fait avec l’orthophoniste.